|
Au cœur de l’été, la Région Hauts-de-France et la SNCF ont pris la décision de réduire drastiquement l’amplitude d’ouverture des guichets TER : 87 gares de la Région sur 128 sont touchées par ce vaste plan qui va considérablement réduire l’égalité d’accès aux services publics. Cinq gares picardes proches de la région Ile-de-France perdent leur guichet (Nanteuil-le-Haudouin, Précy-Sur-Oise, Saint-Leu-d’Esserent, La Ferté-Milon, Nogent-L’Artaud) et deux gares du département du Nord ferment (Denain et Comines). C’est aussi un coup porté contre l’emploi : près de 80 suppressions de postes sont prévues dont principalement des contrats intérimaires qui ne seront pas renouvelés.
Cette décision va à contresens de l’histoire : alors que près de 20% des habitants des Hauts-de-France sont touchés par la fracture numérique et l’illectronisme, la Région réduit la présence humaine en gare et invite les usagers à se reporter vers les applications d’achat en ligne. En apparence Xavier Bertrand défend une “République des territoires” qui s'appuie sur les services publics et les élus locaux : en réalité, il favorise ici une “République du tout-numérique” qui renforce le sentiment d’abandon et de relégation dont souffrent de nombreux territoires ruraux et périurbains.
Tout l’été, les élus écologistes ont alerté les élus locaux sur les réductions d’horaires de leurs guichets. Bien souvent, les maires doivent gérer de front plusieurs mauvaises nouvelles : fermetures de classe, retrait des boîtes aux lettres et des bureaux de postes…
Le plan de réorganisation de la distribution des titres TER constitue un nouveau recul des services publics que nous n’acceptons pas.
Nous étions aux côtés des syndicats, élus locaux, parlementaires et usagers rassemblés devant le conseil régional le 9 octobre dernier pour marquer notre solidarité. Nous continuons de réclamer l’annulation de ce plan destructeur qui constitue un frein au développement du train, mode de transport le plus écologique. |
| |
|
Julien Poix, conseiller régional du Nord, membre de la commission 3 "Transports"
Karima Delli, conseillère régionale du Nord, membre de la commission 3 "Transports" |
| |
|
Les élu·es écologistes ont une nouvelle fois pris une part active à la séance plénière régionale qui s’est tenue à Lille le jeudi 9 octobre dernier. À l’ordre du jour figuraient deux délibérations consacrées à la biodiversité et à l’environnement, plusieurs autres portant sur la mobilité dans le contexte du vaste plan de restructuration des guichets TER, un dossier majeur sur l’éducation incluant le financement des lycées et la lutte contre la précarité, ainsi qu’un point important relatif à l’agriculture et à l’accord du Mercosur. |
| |
Feuille de route biodiversité régionale : oui, mais avec vigilance !
Alexandre Cousin a rendu hommage à Jane Goodall, soulignant son combat pour la science et la primatologie. Il a alerté sur l’effondrement de la biodiversité en Hauts-de-France où 19% de la flore est menacée et plus de 1 200 hectares de zones humides ont disparu en dix ans. Il a pointé la forte artificialisation des sols et la chute dramatique des populations d'oiseaux et autres espèces emblématiques. Malgré une feuille de route régionale pour la biodiversité, il a déploré l’absence de stratégie juridique claire et la baisse de 45% des crédits en deux ans. Il a aussi appelé à mieux intégrer la biodiversité urbaine et à un rôle régional renforcé au-delà des frontières. Les Écologistes ont voté pour ce texte, avec vigilance et encouragement. |
| |
Feuille de route régionale sur l'eau : une prise en main nécessaire mais un budget trop insuffisant
Alexandre Cousin a souligné en séance que les débats sur la biodiversité et l’environnement étaient rares en séance plénière, malgré leur importance. Il a félicité la région pour sa prise en main stratégique des enjeux liés à l'eau, rappelant que la région dépend principalement des nappes souterraines qui s’épuisent et sont polluées, notamment avec près de 40% des captages contaminés en 2023. Il a pointé le dérèglement climatique qui rend l'eau de plus en plus fragile, entre sécheresses et inondations.
Il a jugé la feuille de route régionale claire mais insuffisante, notamment en termes de budget et d’objectifs chiffrés, et a regretté l’absence d’actions fortes contre l’artificialisation des sols. Il a insisté sur la nécessité d’intégrer la solidarité hydrologique entre bassins et les impacts du canal Seine-Nord Europe, points absents du texte. Malgré ces limites, il a annoncé que les Écologistes voteraient pour cette stratégie qu’il a qualifiée de vision nécessaire, tout en alertant sur les moyens trop faibles qui pourraient empêcher sa pleine réalisation.
|
| |
Directive régionale d'aménagement du Canal Seine-Nord Europe : un projet à la mauvaise échelle
Lors de la dernière séance plénière du Conseil régional, Katy Vuylsteker, conseillère régionale écologiste du Nord, est intervenue sur la directive d’aménagement concernant le Canal Seine-Nord Europe. Elle a dénoncé un projet qui prolonge un modèle de développement ancien, fondé sur le béton, la logistique et la promesse d’emplois, plutôt que sur une véritable transition écologique et sociale.
Selon elle, ce texte ne prend pas en compte les limites écologiques, la consommation des ressources ou la fragmentation des territoires. La transition qu’il affiche reste purement cosmétiques et ne remet pas en cause les logiques d’artificialisation et de dépendance à une économie de flux.
Katy Vuylsteker a plaidé pour un aménagement du territoire sobre, juste et démocratique, fondé sur un diagnostic climatique et social et élaboré avec la participation des habitant.es, des agriculteur.rices et des associations. Elle a rappelé que l’écologie n’est pas un frein à l’aménagement, mais sa condition de survie.
De son côté, Karima Delli a rappelé que, bien qu’elle soutienne le transport fluvial, ce projet arrive avec retard, présente des problèmes financiers, et n’est pas à la bonne échelle écologique et humaine. Elle a insisté sur la nécessité d’y intégrer le fret ferroviaire et la batellerie artisanale, et a exprimé des doutes quant à l’adéquation du canal dans un contexte climatique de forte sécheresse et d’impacts majeurs attendus pour la région. Elle a invité à un débat inclusif, loin des postures figées.
|
| |
Dotation Globale de Fonctionnement : toujours moins de moyens pour faire fonctionner les lycées de la région
Yannick Brohard a comparé la gestion financière des lycées régionaux au film Un jour sans fin, où la situation se répète chaque année avec une baisse des dotations. Il a dénoncé la réduction de 2% (et jusqu’à 7% en total) de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) pour 2025, qui est même inférieure à celle de 2021 en euros constants. Selon lui, cette baisse oblige les lycées à couper dans les activités pédagogiques, ce qui dégrade leur environnement professionnel et leur fonctionnement. Il a aussi critiqué le mode de calcul de la DGF, qui ne tient pas compte des indices de position sociale, aggravant les inégalités, et qui semble opaque et injuste.
Il a insisté sur le fait que cette politique financière ne répond pas aux enjeux climatiques ni à l’amélioration des conditions pour les élèves, enseignants et gestionnaires, et que de nombreux établissements risquent de rejeter leurs budgets. Enfin, il a dénoncé le fait que la région favorise encore les établissements privés, avec des subventions estimées à 10 millions d’euros, ce qu’il considère comme une politique publique inacceptable, et a plaidé pour un financement prioritaire et équitable de l’école publique. |
| |
Vœu de la majorité relatif au traité du Mercosur
Nicolas Richard a dénoncé l’accord UE-Mercosur, rappelant que son groupe a toujours voté contre ce traité depuis tous les palais où il siège. Il a critiqué la doctrine libérale portée par la droite, qui a longtemps soutenu la mondialisation heureuse et le libre-échange, mais qui aujourd’hui en conteste les effets au détriment des agriculteurs européens. Il a rappelé que ce modèle a affaibli les filières agricoles locales des pays du Sud et qu’il est incohérent que les mêmes défenseurs du libre-échange invoquent maintenant la souveraineté alimentaire. Il a également critiqué la reconduction d’Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission européenne, portée par le PPE, qui reste attachée à ce modèle libéral. Pour lui, le Mercosur menace l’agriculture locale, durable et souveraine.
Les Écologistes ont voté pour, cohérents dans leur refus de ce traité. |
| |
Vœu sur la précarité étudiante : la majorité régionale rejette et considère que ce n'est pas urgent.
Depuis la rentrée, près de 250 000 étudiants ont repris leurs cours dans la région, qui compte un grand nombre d’étudiants dans ses grandes villes. Pourtant, une part importante d’entre eux souffre de précarité croissante : difficultés de logement avec un accès très limité aux résidences universitaires, précarité alimentaire affectant un tiers des étudiants, et besoins financiers tels que devoir travailler (46% des étudiants) pour subvenir à leurs besoins. Yannick Brohard a dénoncé les faibles ressources étudiantes (en moyenne 1129 €, en dessous du seuil de pauvreté), la hausse des loyers, la baisse des aides au logement, l’augmentation des frais d’inscription envisagée, et la suppression des repas gratuits, soulignant que cette situation menace l’égalité des chances et pousse certains à renoncer aux études. Il a insisté sur la gravité de la situation sociale et psychologique des jeunes et sur la nécessité d’une action urgente en faveur des étudiants précaires.
Le vœu, présenté en urgence, a été rejeté par la majorité régionale, précisant notamment que ce n'est pas de la compétence de la région. Pourtant, ce dispositif existe depuis 2007 à l'époque de la région Picardie. |
| |
|
La délégation écologiste est présente sur Telegram et WhatsApp : suivez nos actualités en temps réel |
|
Dernières actualités au Conseil régional des Hauts-de-France, déplacements, actions, interventions : suivez notre actualité en temps réel sur nos nouveaux canaux Telegram et WhatsApp ! |
|
|
| |
|
04 septembre : Rencontre et échanges avec des membres du CESER Hauts-de-France (Conseil Économique, Social et Environnemental Régional). Un échange porté sur ses missions et l'importance démocratique que représente le CESER à l'heure où cette instance est remise en question et constamment menacée.
|
|
|
| |
|
10 et 18 septembre : Les Écologistes Hauts-de-France étaient mobilisé·es dans toute la Région.
|
|
| |
|
30 septembre : Thomas Hutin et Julien Poix étaient présents au colloque organisé dans le cadre du plan Bio régional. Le Bio est essentiel pour l’environnement, bénéfique pour la santé et il est important de le défendre.
|
|
|
| |
|
04 octobre : Nicolas Richard était mobilisé à Soissons contre l'installation de l'usine Rockwool. Près de 800 personnes ont manifesté leur opposition ferme à un projet industriel nocif et contraire aux intérêts locaux.
|
|
| |
|
09 octobre : Les Écologistes Hauts-de-France étaient présents au rassemblement organisé par les syndicats pour lutter contre la fermeture et la réduction d'horaires de certains guichets TER dans la région. Le train doit être accessible à tous !
|
|
|
| |
|
15 octobre : Katy Vuylsteker a représenté les Écologistes Hauts-de-France lors de la cérémonie de retrait de la banderole installée sur le fronton du conseil régional en hommage aux victimes et otages du Hamas.
|
|
| |
|
Jeudi 13 novembre : commissions thématiques
Jeudi 20 novembre : séance plénière (en public)
Jeudi 27 novembre : commission permanente |
| |
|
|
L'Écologie contre attaque à la région ! |
|
Nous continuerons à défendre un modèle de région plus juste et plus durable.
Retrouvez-nous sur nos réseaux sociaux et n'hésitez pas à nous contacter pour participer à nos actions. |
|
|
| |
|
Cet e-mail vous a été transféré ? Incrivez-vous maintenant pour recevoir La Voix Verte directement dans votre boîte mail. |
| | |
|