Pour la première fois de son histoire, la Région Hauts-de-France votera un budget primitif en baisse par rapport à l’année précédente, -165 millions d’euros en fonctionnement (-6%) et -356 millions d’euros en investissement (-34%).
Ce recul de la politique régionale est la double conséquence du hold-up de l’Etat, qui ne tient ni son budget, ni ses engagements vis à vis des collectivités locales, et des décisions du Président de Région qui refuse idéologiquement de ne pas augmenter les pauvres leviers fiscaux que nous avons encore (Taxe sur la carte grise et Versement Mobilité régional).
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Notre Région, à la peine sur la plupart des indicateurs socio-économiques, environnementaux et de santé, préfère creuser encore l’écart avec le reste du territoire. Malgré cela, notre région est la plus endettée de France et elle s’endettent encore, un poids supplémentaire pour notre avenir.
Moins de recettes donc, un budget en baisse et comment fait-on côté dépenses du service public régional ? -10% pour tout le monde. Ce n’est pourtant pas la période des soldes.
Oui, cela aurait pu être pire : pas de coupes à la tronçonneuse, pas non plus à la hache mais un cercle vicieux, celui de l’étouffement progressif de notre capacité d’agir pour les habitants.
Sans l’assumer, quelques surprises mauvaises :
Nos amendements auront pour objectifs de préserver l’essentiel, ce qui peut l’être, sans illusion sur vos décisions. Quoi qu’il en soit, nous aurons quand même un budget en recul, comme l’espoir. Triste année pour les habitants des Hauts-de-France.

