Monsieur le Président,
Vous affichez publiquement une opposition au traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, notamment en mettant en avant les impacts désastreux qu’il pourrait avoir sur nos agriculteurs et nos éleveurs. Cependant, en février 2024, les élus de votre parti, Les Républicains, ont massivement voté en faveur de ce même traité au Parlement européen.
Comment expliquez-vous cette incohérence flagrante entre les positions affichées localement et les actes de votre parti à l’échelle européenne ? Allez-vous clarifier la position de la Région Hauts-de-France en vous engageant officiellement à condamner ce traité et à défendre sans ambiguïté nos territoires contre les conséquences de ce libre-échange ?
Nous attendons une réponse sans détour sur cette contradiction, qui met en cause la sincérité des engagements pris devant les citoyens des Hauts-de-France.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Monsieur le Président, mes respectueuses salutations.
Madame DELLI, je pense que vous avez resserré votre propos par rapport à la prévision.
Je tenais simplement à vous préciser tout de même, car on était un peu étonné qu’il n’y ait pas eu de vote auparavant, en février 2024, par rapport à ce que vous évoquiez sur l’accord de libre-échange, puisque le débat aura lieu le 26 novembre. Vous avez peut-être confondu avec l’accord-cadre avancé entre l’UE et le Chili, qui portait sur l’exploitation minière de matériaux critiques, qui avait fait à l’époque l’objet d’un débat et d’un vote, pour lequel les députés français issus de LR avaient voté contre. Je tenais à vous rassurer, si c’était cela. En tout cas, au niveau des dates que vous évoquez, cela ne peut être que cela, et il n’y avait pas eu d’accord.
Sur ce que vous évoquez par rapport à la coordination et la collégialité de l’action des régions, c’est quelque chose que j’évoque très souvent, personnellement, au niveau de nos réunions à Régions de France, la Commission Agriculture. Nous avons, au mois de décembre, une réunion à Paris pour parler de la future PAC et d’un déplacement à Bruxelles. Nous n’avons pas attendu cette cohérence entre les régions, car on dialogue beaucoup avec Grand Est, Ile-de-France et Normandie sur les questions agricoles, mais aussi sur les questions de pêche. Nous allons assez régulièrement à Bruxelles voir le commissaire européen ou la DGAMPA, la DG AGRI. Nous avons souvent l’occasion d’évoquer les difficultés du monde agricole et celles de l’élevage en particulier.
Ainsi, on continue, on continuera. Notre objectif, c’est la prochaine PAC, pour qu’elle soit préservée et qu’elle nous permette toujours d’avoir en France une politique digne de ce nom, plus protectrice et peut-être moins soumise au libre-échange.