QUESTION ORALE - 19 juin 2025

La situation de l’AFPA dans les Hauts-de-France

Julien Poix
Julien Poix
Éducation

Exposé des motifs

Monsieur le Vice-Président,

Les résultats de l’attribution des marchés du Plan Régional de Formation 2025-2027 se sont révélés catastrophiques pour l’AFPA Hauts-de-France : le nombre de lots de « rang 1 » qu’elle a remportés a été divisé par 6, passant de près de 600 à 100 lots.

L’impact sur l’emploi au sein de l’AFPA risque d’être lourd : 70 à 100 formateurs ou salariés voient leur avenir potentiellement menacé. Des rumeurs persistantes évoquent même la fermeture de certains centres de formation comme celui de Maubeuge.

En parallèle, on découvre dans une note gouvernementale confidentielle révélée par le journal L’Humanité que l’Etat envisage de supprimer son aide annuelle à l’AFPA de 210 millions d’euros. Il songe également à une cession massive d’actifs: le patrimoine de l’AFPA étant évalué à 400 millions d’euros. L’Etat ne souhaite pas prendre en « charge » la rénovation des centres AFPA qui s’élèverait à 800 millions d’euros. Il s’agit pourtant d’un patrimoine constitué avec l’argent public depuis 1949 : ce bien commun ne doit pas être bradé au plus offrant. Ce plan gouvernemental s’il venait à être appliqué aurait des conséquences funestes au sein de notre Région et perturberait sans doute notre stratégie de réindustrialisation.

Monsieur le vice-Président, l’AFPA est un acteur historique de la formation professionnelle. Son savoir-faire, la qualité de ses formations et le taux de satisfactions des usagers parlent pour elle. En effet, l’AFPA a le meilleur taux de placement et de maintien dans l’emploi de ses stagiaires avec 71%. Nous ne pouvons pas laisser l’AFPA s’enfoncer dans la crise. Elle dispose de structures qui, optimisées, répondent tout à fait aux besoins massifs de formation que notre région va devoir satisfaire dans les années qui viennent. Peu de ses concurrents disposent d’un personnel aussi dévoué et compétent ou de plateaux techniques aussi adaptés.

Monsieur le Vice-Président, pouvez-vous nous expliquer les raisons qui ont conduit l’AFPA à perdre presque toutes ses formations de rang 1 ? Quels sont les critères qui ont présidé à l’attribution des marchés ?

Avez-vous eu un échange avec la direction de l’AFPA Hauts-de-France sur la situation préoccupante de la structure ?  Qu’est-il ressorti de ces échanges ?

Comment la Région compte-t-elle agir pour accompagner les centres AFPA de notre Région afin d’éviter un plan social d’ampleur et de garantir l’accès à des formations de qualité dans tous les bassins d’emplois régionaux ?

Enfin, avez-vous entamé un dialogue avec les services de l’Etat pour connaitre leurs intentions concernant l’avenir de l’AFPA ?

Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Monsieur le Vice-Président, l’expression de mes respectueuses salutations.


Réponse de la majorité

Philippe Beauchamps
Philippe Beauchamps Vice-président en charge des relations aux entreprises, de l’emploi et de la formation professionnelle

Vidéo de l'intervention

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