La candidature de Lille pour accueillir la future Agence européenne des Douanes entre dans sa phase décisive. Après l’échec de l’Agence européenne du Médicament, nous ne pouvons pas répéter les mêmes erreurs : il faut une mobilisation totale et cohérente de l’État. Lille dispose de tous les atouts : position stratégique au cœur des flux européens, proximité avec Bruxelles, infrastructures modernes à Euralille, écosystème douanier structuré et cadre de vie attractif pour les agents européens. L’accueil de cette Agence serait un levier puissant de développement, d’emplois et de rayonnement pour l’ensemble des Hauts-de-France.
Face à une concurrence forte et un calendrier serré, la région doit préparer une campagne ambitieuse : mobilisation des réseaux économiques, universitaires et douaniers ; rencontres avec les chambres de commerce européennes ; échanges avec les transitaires ; mise en valeur de l’expertise douanière locale. Elle vise également une visibilité maximale en accueillant des délégations étrangères, en organisant des événements européens à Lille et en participant aux forums logistiques et douaniers, dans le cadre des pratiques de lobbying au sein des instances européennes.
Dans ce contexte, pouvez-vous nous préciser comment l’État entend associer la Région pleinement à cette campagne et garantir une mobilisation à la hauteur des enjeux pour défendre la candidature de Lille ?