DÉLIBÉRATION - 9 octobre 2025

Rapport d’activité 2024 du parlement de la mer et chantier de prospective sur l’attractivité du littoral élargi des Hauts-de-France

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Transports

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En séance - intervention(s)

Je vais commencer par le bilan du Parlement de la mer. Monsieur RAPIN, merci beaucoup pour votre travail. La mer est notre horizon. Notre façade maritime est notre fierté. Cependant, nous avons une responsabilité. Les Hauts-de-France détiennent une grande région maritime européenne, un littoral puissant, des savoir-faire, une économie bleue en plein essor. Le Parlement de la mer, c’est justement cela, un lieu d’échange, de vision et de proposition, et une instance qui doit éclairer nos choix, anticiper les mutations, défendre les intérêts du littoral.

C’est une instance très utile, mais il faut l’ouvrir davantage. Soyons clairs, le Parlement de la mer fait un excellent travail. Nous avons des membres, des commissions, des partenaires qui apportent chacun leur expertise précieuse. Néanmoins, d’abord, il y a un manque de représentativité. Je regrette que les membres de l’opposition, que nous sommes, ne puissent pas siéger au sein de ce Parlement de la mer. C’est un peu incompréhensible. Nous aussi, on veut bâtir une politique maritime crédible. Nos voix pourraient amener un aspect différent, avec des propositions différentes. Je pense que le Parlement de la mer doit être un modèle de démocratie locale et non un club fermé.

Ouvrir davantage, partager, débattre. Le Parlement de la mer doit, comme d’autres régions, instituer la création d’un forum du Parlement de la mer, qui est ouvert à des scientifiques, avec des citoyens tirés au sort ; un lieu où chacun peut contribuer et mettre à l’ordre du jour, par exemple, une fois par an, un grand débat dans notre région sur ces questions. Cela nous permettrait aussi de rendre des comptes. Les habitants du littoral ont le droit de savoir ce qui se décide, des comptes rendus et des rencontres régulières.

Puis, une voix forte : il faut entendre le Parlement de la mer. Il doit agir, mais il doit aussi influencer les grandes décisions sur la pêche, sur l’énergie, pas seulement dans notre territoire. Il doit parfois monter à Paris. Vous êtes parlementaire, Monsieur RAPIN, c’est donc plus facile, mais aussi avec des délégations à Bruxelles. On sait très bien que, là-bas, si vous êtes présents, vous êtes visibles ; si vous êtes visibles, vous êtes entendus. Notre région doit peser et le Parlement de la mer doit être notre porte-parole dans ces lieux.

Dernière chose sur le Parlement de la mer, et je vais très vite, il y a des chantiers et des actions qui doivent être beaucoup plus visibles. Par exemple : ouvrir le chantier sur l’éolien en mer, cela avance partout en Europe, ouvrir le chantier de l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap sur les ports, pour les sports nautiques, la féminisation de l’économie bleue, qui est un vrai enjeu, et bien sûr l’urgence climatique. 

Je passe maintenant au deuxième chantier, le chantier de prospective. Merci pour ce cahier, car cela nous invite à regarder notre littoral autrement, non pas comme un territoire en difficulté, mais comme un territoire en transformation. Justement, cette transformation, notamment sur les questions des risques littoraux qui s’imposent comme un enjeu central, les risques sont réels face au dérèglement climatique. On a parlé d’érosion côtière, de submersion marine, des inondations. Ces phénomènes vont s’accélérer, fragilisent les milieux naturels et menacent les habitants comme les activités économiques. J’appelle véritablement à une réponse collective, car votre rapport n’est pas un guide de solutions. C’est un état des lieux.

L’action, il faut mettre en avant le fait que la région a commencé par des dispositifs importants. Il faudra penser l’atténuation et l’adaptation, intégrer la décarbonation de l’industrie, de la mobilité et des transports, puis avoir de vraies stratégies résilientes à l’échelle du littoral et élargir cela à l’arrière-pays.

Le littoral est fragile, stratégiquement. Il y a un chiffre important dans ce rapport, il faut le dire : le seul littoral français à perdre de la population, une baisse de 10 % d’ici 2040, avec une population très vieillissante ; une personne sur trois aura plus de 65 ans. Cela signifie que, derrière, il y a les accès aux soins, au logement adapté, à la mobilité… Comment fait-on pour répondre réellement avec un paquet d’actions ?

Dernière chose, pour laisser du temps à Julien POIX, ce sont les questions de mécanisme d’assurance. On va avoir un grand débat au niveau national sur les fonds d’assurance climatique, avec le fonds kanak. Il faudra aussi penser à une sécurité sociale climatique. Je peux avoir le débat avec vous, avec grand plaisir.

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