DÉLIBÉRATION - 9 octobre 2025

« La reconnaissance d’un État palestinien par Emmanuel Macron : halte à la diplomatie de l’aveuglement et des compromissions »

Vœu du groupe "Rassemblement National et Apparentés"
Rejetée
0
POUR
0
ABSTENTION
0
CONTRE
International

Exposé des motifs

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En séance - intervention(s)

Depuis les attaques terroristes par le Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, qui a tué au moins 1 200 personnes, nous nous sommes tous mobilisés ici, à raison, pour demander la libération immédiate des otages israéliens. Il reste encore des personnes qui sont retenues. Nous continuerons à condamner ces attaques et ces enlèvements, et à demander leur libération immédiate.

Avant toute chose, je voudrais aussi adresser un message de soutien à notre députée Mélissa CAMARA, qui se trouvait sur la flottille de la paix vers Gaza. Son courage, sa clarté morale, son engagement pour la justice rappellent que la politique doit rester d’abord un combat pour la dignité humaine. On l’appelle vite à rentrer en toute sécurité et retrouver les siens.

Monsieur MULOT, vous avez dit quelque chose. Je vous connais et je vous respecte énormément. Vous le savez. Vous avez dit : « Mettre un drapeau, c’est un acte politique. » Il faut faire attention lorsque l’on dit cela. Lorsque l’on met un drapeau ukrainien ou israélien, ce ne sont pas des actes seulement politiques, ce sont des actes de solidarité et d’aide. Ici, le fait de mettre justement le drapeau israélien et palestinien aurait permis la reconnaissance de deux Etats.

Oui, aujourd’hui, notre groupe ne votera pas votre vœu, le groupe RN, car la France a posé un acte fort en reconnaissant officiellement l’Etat de Palestine. Ce n’est pas un geste contre Israël. C’est un geste pour le droit, pour la paix et pour la justice. Depuis 1988, 159 Etats membres de l’ONU ont déjà reconnu la Palestine. En rejoignant ce mouvement, la France choisit de se tenir du côté du droit international, du côté de la vie, du côté de l’espoir. Reconnaître la Palestine, c’est affirmer que deux peuples ont le droit de vivre côte à côte, libres et en sécurité. C’est refuser que la souffrance d’un peuple soit le prix du silence des autres. C’est-à-dire que chaque enfant, en Palestine comme en Israël, a le droit de grandir sans peur.

Ce geste n’éteindra pas tout de suite la guerre, c’est vrai, mais il trace un cap : celui d’une paix fondée sur la justice et non plus sur la domination. Reconnaître la Palestine, c’est reconnaître notre humanité commune. C’est choisir, enfin, d’être du côté de la paix. Cette paix, oui, aujourd’hui, nous avons dans la presse quelques caps, avec une volonté réelle d’y arriver. La reconnaissance de la paix se fera réellement lorsque l’on reconnaîtra l’existence des deux Etats.

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