Les crédits inscrits au chapitre 93-022, « Information, Communication, Publicité », sont minorés de 800 000 €. Cette somme est utilisée au chapitre 932 pour « Participer au service de restauration ».
Les contraintes budgétaires, subies ou voulues, ne doivent pas entraîner une baisse de qualité des repas des lycéens. À ce titre, la baisse du budget destiné à la publicité et à la communication permettra de maintenir au niveau de 2024 les programmes tels que « Je mange local ».
Monsieur le président, mes chers collègues,
Moins d’un mois après avoir vanté lors du salon de l’agriculture l’excellence de la filière agricole régionale, reconnaissez qu’il serait dommage de baisser les crédits alloués à la restauration scolaire.
C’est pourtant ce que prévoit le budget 2025, qui retranche presque 800 000 € à la section « Participer au service de restauration », dont l’opération « Je mange local » est emblématique.
J’entends les contraintes budgétaires imposées au niveau de l’Etat par votre majorité, mais pouvons-nous sérieusement faire des économies sur la qualité des plateaux repas servis à nos lycéens ?
Et puisque l’opération « Je mange local » est avant tout une grande opération de communication, pourquoi ne pas compenser la baisse budgétaire en diminuant d’autant les crédits « Communication et Publicité » de la région ?
Mieux, pourrait-on espérer que soit donné à ce programme la rigueur qu’il mérite, notamment en en retirant les aides au label « exploitation à haute valeur environnementale » qui relève davantage de l’arnaque marketing que de la rigueur scientifique.
A défaut de respecter la loi Egalim, ou d’aider la filière agricole bio par de la commande publique, au moins cet amendement permettra-t-il aux établissements participant au programme de ne pas voir leurs subventions diminuer.