Les crédits inscrits au chapitre 93-022, « Information, Communication, Publicité », sont minorés de 400 000 €. Cette somme est utilisée au chapitre 936 pour « Accueil des chercheurs – STaRS ».
Alors que les anti-sciences prennent le pouvoir aux États-Unis, ou rêvent de le faire en Europe et en France, la Région Hauts-de-France doit se tenir aux côtés des chercheurs. Dès lors, la baisse du budget destiné à la publicité et à la communication permettra de maintenir au niveau de 2024 le programme STaRS d’accueil de chercheurs étrangers.
Monsieur le président, mes chers collègues,
Il me semble que vous avez soutenu il y a peu, monsieur le Président, les manifestations de soutien aux scientifiques menacés, parfois physiquement, de par le monde. Ce soutien était nécessaire et nous le partageons.
Alors que le discours anti science se limitait jusqu’à il y a peu à quelques illuminés, à des bigots obscurantistes ou à des comiques troupiers en mal de reconnaissance, ce fléau s’étend désormais comme une vermine. Les anti sciences viennent de prendre le pouvoir aux Etats-Unis, et d’autres rêvent d’en faire autant en Europe et en France.
Antivax, climato-négationnistes, créationnistes, complotistes, et j’en passe, ils tordent les mots et les réalités pour plaire aux plus imbéciles, que ce soit sur les plateaux télé, dans les débats politiques, ou dans les colonnes des journaux de la bolosphère.
Face à ces dangereuses dérives, les Hauts-de-France, fidèles à leur longue histoire d’accueil, s’honoreraient à dépasser le soutien médiatique pour accueillir dans ses universités les chercheurs menacés ou empêchés.
Dès lors, quel dommage de voir que le budget 2025, dans sa section 936, baisse les aides au dispositif d’excellence STaRS, qui accueille de jeunes chercheurs étrangers afin de contribuer au rayonnement à l’attractivité de la Région.
En basculant du budget « Publicité et Communication » vers le budget « Accueil des chercheurs STaRS » la modique somme de 400 000 €, cet amendement serait un premier pas vers la constitution d’une terre d’asile scientifique pour les chercheurs internationaux empêchés dans leurs pays par les anti sciences.
Humainement, scientifiquement, politiquement et symboliquement, les Hauts-de-France y gagneraient.