Les crédits inscrits au chapitre 902, « Sûreté – Lycées publics », sont minorés de 1 000 000 €. Cette somme est utilisée au chapitre 902 pour « Soutien aux projets d’éducation ».
Puisque les contraintes budgétaires, la baisse des DGF et la hausse des prix de l’énergie amènent les lycées à réduire les projets pédagogiques, voire à les supprimer, la région Hauts-de-France doit renforcer les aides financières aux actions pédagogiques.
Monsieur le président, mes chers collègues
Puisque le rôle d’une école, d’un lycée est de mener des actions éducatives afin de permettre aux lycéens de devenir les citoyens de demain, citoyens éclairés capables de faire des choix autonomes, nous ne pouvons que déplorer que les budgets régionaux alloués à cette mission soit orientés à la baisse à cause des choix de baisse généralisée des dotations pris par la droite au gouvernement.
Or, les plaintes et les déceptions qui nous parviennent illustrent cette tendance qui, trop souvent, contraint les chefs d’établissements à refuser ou réduire les actions pédagogiques ou éducatives.
Aussi, afin de les aider à maintenir intacte cette ambition pour leurs élèves, je propose d’augmenter le budget dédié au « Soutien aux projets d’éducation » de 1 million d’euros.
Cette somme sera déduite des crédits « Sûreté ». Non pas que cette question ne soit pas importante, mais dans une tendance générale de baisse budgétaire, des choix sont à faire qui peuvent illustrer des priorités ou des axes politiques. En l’occurrence, faire le choix de soutenir et développer les actions éducatives serait un signal fort envoyé à ceux qui rêvent d’écoles bunkerisées et vidéosurveillées.
Nos lycéens ont besoin de s’épanouir, de s’émanciper, d’apprendre et de comprendre, de se confronter à l’altérité, de débattre et d’écouter. Les actions éducatives y contribuent et la Région y a toute sa part. Cet amendement propose ainsi d’annuler la baisse budgétaire prévue pour les actions éducatives.