Amendement - 19 juin 2025

Amendement n°2

Karima Delli
Karima Delli
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CONTRE

Amendement

Dans la partie « DECIDE » ajouter :

« D’inviter l’Etat à exclure les navires de pêche de plus de 25 mètres de la bande côtière des 12 milles nautiques. »

Exposé des motifs

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En séance - intervention(s)

Karima Delli
Karima Delli

Pour l’amendement n° 2, il faut relocaliser nos flottilles, c’est-à-dire que, en tant que bateaux riverains, ils soient défendus et prioritaires. Il en va de notre souveraineté alimentaire. « Nous regardons le pillage de nos ressources par des flottilles opportunistes, par des industriels. » Cette citation n’est pas de moi, mais de Dimitri ROGOFF, le président du comité régional de Normandie.

Je défends aujourd’hui un amendement simple, mais crucial : l’interdiction des navires de plus de 25 mètres dans la bande des 12 miles nautiques. C’est une demande des pêcheurs. Cette mesure est nécessaire, car nos pêcheurs côtiers sont en train de se faire asphyxier. Face à eux, des navires industriels, qui peuvent faire jusqu’à 140 mètres de long, pêchent 400 tonnes de poissons par jour. C’est une concurrence totalement déloyale. Comment un pêcheur à la journée peut-il rivaliser avec un navire-usine, conçu pour rester en mer plusieurs jours, voire plusieurs semaines, avec des moyens technologiques démesurés ? Ces navires sont ceux qui détruisent, ont le pire impact écologique et créent le moins d’emplois et de valeur ajoutée.

Nous avons le pouvoir d’agir dans nos eaux territoriales, dans la bande des 12 mètres sur laquelle la France est souveraine. Cette bande de 12 mètres est le dernier refuge de notre pêche artisanale. Elle abrite les zones de pêche les plus accessibles, les plus productives, qui doivent être réservées à notre pêche locale.

Alors, mes chers collègues, cet amendement, ce n’est pas juste pour pouvoir réellement dire qui seront demain les défenseurs de notre pêche artisanale de ceux qui ne le seront pas. Cet amendement vise, une fois pour toutes, à protéger les plus vulnérables, à garantir une pêche durable, à sauver notre souveraineté alimentaire, à défendre nos territoires littoraux. Cette mesure fait consensus. C’est une urgence sociale. C’est une urgence environnementale. C’est l’avenir de notre pêche côtière qui est en jeu.

Alors, ne sacrifions pas nos côtes à la rentabilité de quelques-uns. Ecoutons les appels de détresse des pêcheurs-artisans qui, j’espère, seront reçus très prochainement à la région. Protégeons les 12 miles et défendons nos pêcheurs.

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