À l’occasion du Salon International de l’Agriculture, nous rappelons un fait simple : la Loi Égalim impose depuis 2022 à la restauration collective publique 50 % de produits durables et de qualité, dont au moins 20 % issus de l’agriculture biologique.
Dans les 269 lycées publics des Hauts-de-France, ces objectifs ne sont toujours pas atteints. Pourtant, la Région a la responsabilité directe de la restauration scolaire dans ces établissements.
Dans un contexte de crise de la filière bio, la commande publique constitue un levier immédiat et efficace. Les agriculteurs biologiques ne demandent pas des subventions supplémentaires : ils demandent des débouchés stables et structurants.
Lors de la séance plénière du 5 février 2026, Nicolas Richard a défendu un amendement au voeu de la majorité pour la défense de l’agriculture française visant à ajouter explicitement l’engagement de la Région Hauts-de-France à respecter les obligations de la loi Égalim, en intégrant dans l’approvisionnement des cantines des lycées les pourcentages de produits de qualité et locaux, dont 20 % de bio. Cet amendement a été rejeté par la majorité régionale.
Appliquer pleinement la loi Égalim dans les lycées, c’est respecter une obligation légale, soutenir les producteurs régionaux et garantir aux jeunes une alimentation de meilleure qualité. Nous continuerons à nous battre dans ce sens au Conseil régional des Hauts-de-France.