Dix ans après la signature historique de l’Accord de Paris, la communauté internationale s’apprête à se retrouver à Belém, au Brésil, pour la COP 30. En 2015, nous avions une feuille de route claire, des objectifs chiffrés, et une espérance commune : maintenir le réchauffement sous les 1,5 °C.
Dix ans plus tard, force est de constater que nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire.
Les rapports du GIEC se succèdent et tirent tous la même sonnette d’alarme : les émissions continuent d’augmenter, les sécheresses et inondations se multiplient, la biodiversité s’effondre. Dans ce contexte, le retour de dirigeants climatosceptiques comme Donald Trump ou d’autres défenseurs des énergies fossiles est une menace sérieuse pour les progrès accomplis. Mais nous ne pouvons pas renoncer. L’histoire jugera celles et ceux qui auront choisi l’inaction.
Nous, élu·es écologistes au Conseil régional des Hauts-de-France, refusons le fatalisme. Notre région, parmi les plus exposées aux conséquences sociales et économiques du changement climatique, peut et doit devenir un laboratoire de la transition écologique et sociale :
Pour Karima Delli, présidente du groupe Pour le Climat et Pour l’Emploi : “Renoncer, c’est trahir la promesse de Paris. Agir, c’est tenir parole envers les générations futures.”
Cette mobilisation internationale trouve un écho immédiat ici même, dans notre région. Ce 12 novembre, le CESER Hauts-de-France organise à Lille le colloque « 2030 ? Vite, ça chauffe ! », un rendez-vous majeur pour présenter 10 priorités régionales vers la neutralité climatique en 2050 en présence notamment de l’ex vice-président du GIEC François GEMENNE.
En témoignant de la dynamique régionale et en donnant à voir les engagements concrets des Hauts-de-France, nous faisons le lien entre l’ambition internationale et la mobilisation sur le terrain.
La COP 30 ne doit pas être une conférence de plus, mais un tournant moral et politique. Dix ans après Paris, il est temps de passer des promesses aux actes, de la résignation à la responsabilité.
Notre avenir ne dépend pas seulement des grandes capitales, mais aussi de l’action des régions, des villes et des citoyennes et citoyens qui refusent de voir s’éteindre l’espoir d’un monde vivable.
Les élu·es écologistes au Conseil régional des Hauts-de-France
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