Alors que se prépare la rentrée scolaire 2025, les élu·e·s écologistes des Hauts-de-France s’engagent clairement pour une politique régionale volontariste, eu égard à l’importance que revêt cette compétence essentielle du Conseil régional. Investissement dans les lycées, restauration scolaire, financement des équipements pédagogiques, réduction des inégalités, gestion du patrimoine immobilier et rénovation des lycées… nos propositions ne manquent pas qui permettraient à Xavier Bertrand d’améliorer son piètre bulletin scolaire.
En matière d’investissement, la Région navigue à vue. Depuis 2021, Xavier Bertrand nous promet un PPI (Plan Pluriannuel d’Investissements), mais celui-ci n’existe toujours pas. Quand on sait que ce document fixe et finance les objectifs d’une politique publique, on comprend que la question ne passionne guère Xavier Bertrand. Alors certes des investissements ont lieu, mais en baisse régulière et de façon totalement erratique, sans que personne ne soit en mesure d’y déceler une quelconque logique. Si elle est nécessaire, la gestion des urgences ne saurait définir une politique ambitieuse. Aujourd’hui, des lycées à qui on avait promis des interventions et des restructurations peuvent se voir du jour au lendemain privés de financement.
Autant de considérations que ne semblent pas avoir les lycées privés, qui se révèlent être une passion coûteuse de Xavier Bertrand. Comme si la forte baisse des dotations de l’Etat ne suffisait pas, l’exécutif régional a longtemps fait le choix volontaire de priver les lycées publics de moyens importants afin de financer les lycées privés à hauteur de 10 millions d’euros par an, en plus de l’obligation légale de 50 millions d’euros annuels. C’est l’équivalent d’un lycée neuf tous les quatre ans qu’a refusé de financer Xavier Bertrand. Voilà un choix idéologique qui mérite des éclaircissements.
En terme de volontarisme politique, Xavier Bertrand s’est fait le champion de la petite phrase, du « quand on veut, on peut », quitte à utiliser une rhétorique guerrière quand il prétend se battre pour arracher des avantages pour la Région. Soit. Mais pourquoi ne pas mettre cette énergie dans l’amélioration des conditions de travail des lycéens ? Neuvième région sur onze en terme d’investissement par élève, les Hauts-de-France ne dépensent que 1693€ par an et par lycéen quand la région Grand-Est atteint les 4413€. Et que dire de la restauration scolaire ? Avec 3,3% de produits bio pour une moyenne nationale de 13% et des objectifs législatifs de 20%, la Région ne respecte pas la loi Egalim. Quant à l’isolation des passoires thermiques, les grèves et la hausse du nombre de budgets rejetés par les Conseil d’administration des lycées l’hiver dernier prouvent également que les comptes n’y sont vraiment pas.
Selon Yannick Brohard, conseiller régional membre de la commission Enseignement : « La liste est longue de ces questions délaissées par Xavier Bertrand. Accès à la culture, solarisation des lycées, économie d’énergie, sécurité … chaque domaine pourtant essentiel qui touche la jeunesse des Hauts-de-France n’est envisagé que par l’aspect comptable des choses, quand il faudrait parler de projet de société, d’avenir et d’épanouissement. Pire, ils sont considérés comme des variables d’ajustement. Mais peut-il en être autrement avec des dotations de fonctionnement en baisse de 10%, et des dépenses d’investissement en baisse de 14% en 2025 ? »
C’est ce que le projet écologiste porte depuis notre retour au Conseil régional, et que nous n’avons de cesse de défendre.
Toujours selon Yannick Brohard, « Ces propositions sont claires. Elles seules permettront de sortir de l’inaction pour projeter notre jeunesse dans l’avenir. Ne pas s’engager, ne pas décider, ne pas faire de choix pour les lycéens de la Région, tout cela est indigne des attentes et des impératifs. Parents, élèves, enseignants, personnels éducatifs, agents régionaux sont tous concernés et ne sauront se satisfaire d’une année supplémentaire d’atermoiements et d’austérité. »
Monsieur Bertrand, révisez votre copie !
Les élu·es écologistes au Conseil régional des Hauts-de-France