Dans la partie « DECIDE » ajouter :
« D’inviter l’État à réserver les aires marines protégées à la petite pêche côtière et à y interdire les techniques de pêche destructrices comme le chalutage de fond, le chalutage pélagique et la senne démersale, ainsi que l’ensemble des activités et infrastructures industrielles. »
Aucun exposé n'a encore été renseigné dans cette fiche
Cet amendement vise notamment à inviter l’Etat à réserver les aires marines protégées à la petite pêche côtière et y interdire les techniques de pêche destructrices, comme le chalutage de fond, le chalutage pélagique et la senne démersale, ainsi que l’ensemble des activités et des infrastructures industrielles. Je le dis de manière assez forte, car, à Boulogne-sur-Mer, la petite pêche côtière était sur tous les étals il y a encore quelques années. Aujourd’hui, qu’avons-nous ? Nous avons justement cette pêche industrielle, qui a détruit nos fonds marins, la biodiversité et notre petite pêche côtière.
La petite pêche côtière, c’était notre âme, c’était l’âme des villes. Aujourd’hui, de Boulogne-sur-Mer à Dunkerque, nos ports de pêche se transforment chaque jour de plus comme des déserts. Rien qu’entre 2015 et 2021, nous avons perdu 20 % des emplois de marins-pêcheurs. Jadis, cette activité était vibrante.
Aujourd’hui, nos ports sont le triste témoignage de la disparition de notre tissu économique et local, car il y a un manque de courage politique. Nous ne savons pas dire « non » à ce genre de méthodes de pêche destructrices. Qu’allons-nous attendre ? Que nous n’ayons aucun pêcheur-artisan sur nos côtes ? Nous ne voulons plus d’un poisson dans nos mers pour pouvoir avoir réellement un accompagnement de la filière ? Qu’attendons-nous ?
Moi, je ne me contente pas de ce que vous avez dit, Madame Faustine MALIAR, en disant : « Votre amendement, il ne s’inscrit pas du tout dans ce qu’il fallait faire. Il fallait le mettre en annexe, etc. » Cependant, vous ne répondez pas au fond. Allons-nous avoir le courage de dire que ces techniques vont mettre à mal nos territoires, mais aussi les pêcheurs-artisans, qui ont besoin de nous aujourd’hui ? Demain, nous n’aurons que nos yeux pour pleurer.
Il est grand temps aujourd’hui que ce virage se fasse, car, si cette pêche n’est pas durable maintenant, nous n’aurons plus de pêche. Quels que soient les amendements, je peux vous assurer une chose : ce moment historique dans notre conseil régional sera l’une des preuves majeures que, non, nous n’avons pas soutenu les pêcheurs-artisans. Au contraire, nous avons fait le choix d’une pêche industrielle, qui nous emmène dans le mur.