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Monsieur le Président, mes chers collègues, ce rapport de la Commission consultative des services publics locaux nous permet de nous arrêter un instant sur la situation des transports interurbains, qui ont connu ne situation difficile post-Covid déjà, puisque l’on a eu, si l’on s’en souvient, un recul significatif des recettes liées à la tarification des services publics délégués, qui avait été compensé par les aides publiques ainsi que par la baisse des charges aux délégataires. Cette moindre fréquentation avait réduit la contribution des usagers, mais qui avaient été pénalisés financièrement, puisqu’ils n’avaient pas été remboursés des frais engagés de leurs abonnements, au regard du service qui était dégradé.
On peut se demander si cette situation a aujourd’hui évolué. Est-ce que les procédures de remboursement ont été simplifiées pour les transports interurbains ?
Aujourd’hui, aussi, la situation a changé au niveau de la politique tarifaire. C’est l’usager, on l’a déjà dit, qui paye l’addition. Le traitement que vous avez choisi de lui infliger en matière de politique tarifaire, c’est du goutte-à-goutte, du petit à petit, du mezzo piano, grignotage du portefeuille des usagers pour compenser, certes, les défaillances de l’Etat, qui ne sont pas du ressort de la région, mais surtout pour couvrir des choix en matière de financement des mobilités, que vous devez assumer publiquement aussi.
En quelque sorte, votre fonds de réserve, sur le transport interurbain comme sur le TER, c’est la poche des usagers des Hauts-de-France. Même si c’est modeste par rapport aux autres régions, c’est une réalité dont il faut convenir ici.
Concrètement, si l’on prend un exemple d’un usager sur le transport interurbain, qui devrait se rendre ponctuellement à Lille, qui partirait de Caudry et qui n’a pas de permis, il devrait prendre une ligne de bus Arc en Ciel de Caudry à Famars pour 2 euros au lieu de 1 euro auparavant, arrivé au tramway, un ticket de 1,60 pour faire Famars - gare de Valenciennes, ensuite un billet de TER à 10 80, qui était à 10,26 en 2025 et à 9,80 euros en 2023, double hausse (4,5 %, 5,5 %). Après, je vous passe le ticket de métro à Lille.
Finalement, on a une hausse tout de même conséquente.
13 % du transport dans le budget mensuel des ménages, avec le CESER, je termine, qui nous dit que cette situation s’aggrave pour les habitants des Hauts-de-France. C’est tout de même le bilan tarifaire actuel sur les transports interurbains. Merci.