Entre les points suivants : « risquant de grever davantage les finances publiques ; » et « · les études de la Société du Canal Seine-Nord Europe (SCSNE) »
Ajouter : « dans un contexte de restriction budgétaire et de hausse des taux d’intérêt, la charge financière de ce projet risque de peser lourdement sur les finances publiques et les collectivités locales, détournant des ressources essentielles qui devraient être allouées aux infrastructures ferroviaires, aux transports du quotidien et aux investissements indispensables pour la transition écologique et l’adaptation de nos territoires face aux dérèglements climatiques. »
Le projet du Canal Seine-Nord Europe représente un investissement massif qui repose sur des financements publics incertains et une rentabilité hypothétique. Dans un contexte de crise climatique et budgétaire, cet argent devrait être prioritairement investi dans des infrastructures et des politiques publiques qui répondent aux enjeux actuels et futurs :
Monsieur le Président, cher Monsieur Tirmarche, chers collègues,
Depuis son origine, le projet du Canal Seine-Nord Europe est présenté comme un levier de développement du transport fluvial. Nous partageons l’objectif de réduire le transport routier au profit de modes plus durables. Mais encore faut-il que les infrastructures que nous finançons soient réellement adaptées aux défis écologiques, économiques et budgétaires du siècle.
Nous sommes face à un choix clair : poursuivre une fuite en avant écologique et financière ou acter que notre époque exige des infrastructures sobres, résilientes et adaptées aux défis du siècle.
Ce projet, c’est 3 300 hectares de terres agricoles sacrifiées. C’est 340 espèces en péril. C’est une artificialisation massive en pleine crise de l’eau et de la biodiversité. Et pour quel bénéfice ? Des promesses d’emplois exagérées, un trafic surévalué, et un gouffre financier qui empêchera d’investir dans la transition et l’adaptation et dont les citoyens paieront la note.
Nous devons sortir de la logique des Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII), ces infrastructures dépassées qui gaspillent l’argent public sans répondre aux besoins réels. Ce que nous défendons, c’est une alternative responsable : la modernisation la modernisation des voies d’eau existantes et de la flotte fluviale, le renforcement du fret ferroviaire, la relocalisation des activités sur le territoire afin de ralentir puis d’inverser la courbe des échanges dus à la mondialisation des économies.
Nous avons amendé ce texte pour affirmer avec force une évidence : ce projet est une impasse écologique, sociale et économique. Il est temps d’y mettre un terme.
L’avenir du transport, c’est la sobriété, la résilience et la justice écologique. Pas la bétonisation de notre région.