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Monsieur le Président, mes chers collègues, le groupe Pour le Climat et Pour l’Emploi se retrouve complètement dans la motion portée par nos collègues KERRICH-BERNARD et ROUCHET, et nous voterons évidemment l’urgence. Car il y a bien urgence à se porter au chevet de l’université française, comme l’indique la grève nationale des pourtant responsables et mesurés enseignants-chercheurs du 5 décembre dernier. Les chiffres de l’université de Lille illustrent ce mal-être. Malgré une présence au sein du top 500 dans le classement de Shanghai, l’université de Lille n’échappe pas aux inquiétudes : des bâtiments dégradés, des personnels à 30 %, contractuels ou vacataires, des budgets serrés, voire insuffisants… C’est d’ailleurs le signal d’alarme que tirait son président BORDET dès 2022. Plus de deux ans après, l’urgence n’en est que plus d’actualité. L’adoption de cette motion serait le signe que nous voulons que les enseignants-chercheurs enseignent et cherchent plutôt que de passer du temps à remplir des dossiers de subvention, que la région Hauts-de-France rattrape les retards de la population sur tous les indicateurs nationaux, et que l’université française puisse soutenir la concurrence des officines privées, dont l’offre qualitative de formation est moindre, dont l’activité de recherche est nulle, et qui se résument bien souvent, de l’avis même du président BORDET, à des « aspirateurs à subventions ». Ne fermons pas les yeux. L’université, comme l’Education nationale en général, craque de partout, et c’est un choix de société auquel nous faisons face quant au rôle que nous voulons donner à l’université française et quant à la considération que nous avons pour notre jeunesse, qui mérite le meilleur et l’excellence. « Inspirons demain », c’est le slogan de l’université de Lille. Pour que celui-ci garde toute sa pertinence, notre assemblée gagnerait à voter l’urgence de cette motion.