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Un TER nommé désir 2 : panique sur les rails !

17 octobre 2022

Alors que monte la grogne, légitime, d’usagers lassés des suppressions et retards de trains à répétition, nous apprenons que la SNCF envisagerait de proposer à la Région la suppression de 140 TER par jour à compter du 1er novembre et jusqu’à la fin de l’année 2023. 

    Ces suppressions nécessaires pour pallier le déficit de conducteurs, selon la SNCF, posent un problème majeur sur la politique du train menée par l’État et la Région. 

Nous alertons depuis plusieurs années sur la nécessité de lancer un grand plan du ferroviaire avec une revalorisation des conditions de travail et des salaires pour les métiers du train, afin d’attirer nos jeunes vers ces formations qui ne sont pas assez mises en avant. Sur ce thème, c’est le statu quo de la part de l’exécutif régional alors que notre territoire, qui accueille l’agence européenne du ferroviaire, devrait porter avec fierté son réseau ferré et celles et ceux qui le font fonctionner. 

De plus, notre région ne peut pas fonctionner en vase clos et doit consulter en priorité ceux qui pratiquent le TER au quotidien : les usagers. Or, aucune association d’usagers de transports n’a été concerté pour l’ouverture à la concurrence, pire encore pendant des mois les usagers n’ont pas eu d’instance vers laquelle se tourner puisque la Région a supprimé les CORETER (Comités régionaux TER) il y a déjà 2 ans, remplacées il y a peu par les comités de dessertes ferroviaires. 

     Enfin, à la veille d’une crise énergétique majeure, l’heure n’est pas à la suppression mais à l’expérimentation ! Nous proposons ainsi de que le conseil régional puisse réfléchir, même sur une durée limitée, à la gratuité des TER en commençant d’abord par les moins de 26 ans. Karima Delli, siégeant à la commission Transport, rappelle :Alors que le réseau régional ferroviaire est dans une situation catastrophique, notre volonté est le dialogue avec les parties prenantes mais surtout avec les usagers qui sont les grands absents des délibérations, alors qu’elles et ils doivent être au coeur de notre grand plan du ferroviaire. L’ouverture à la concurrence et la suppression des lignes ne sont pas la réponse aux maux des TER mais, au contraire, cela accentuerait les problèmes de fonctionnement du réseau.

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