La région Hauts-de-France a relancé cette année les consultations sur la mobilité. Malheureusement, ces consultations ont commencé très mal, puisque lors de la première réunion à Arras, très peu d’usagers et d’usagères étaient présent·es.
Aucun effort de communication n’a été déployé : pas d’affichages dans les gares, pas de mails envoyés aux abonnés des TER. Lorsque nous avons partagé l’information sur la tenue de ces réunions sur nos réseaux sociaux, nous avons reçu une réponse directe du Vice-Président des transports, nous informant que ces réunions ne devaient pas être largement diffusées.
Dommage, quand le but de ces concertations est de recueillir les retours des usagers et des usagères.
Ces concertations se terminent fin mai ; n’hésitez pas à vous y rendre pour remonter les difficultés que vous rencontrez dans les transports. Si vous ne pouvez pas vous déplacer vous pouvez aussi nous contacter, directement sur les réseaux sociaux.
Votre présence est plus que précieuse dans ces réunions, car seule la pression citoyenne compte pour un réajustement radical de la politique de transport ferroviaire dans la région. Pour plus de trains, plus de lignes et une meilleure qualité de service.



Le 13 mai dernier, Alexandre Cousin et Julien Poix se sont rendus à Arras. Ils déplorent tous les deux le peu d’usagers et d’usagères présent·es.
Les discussions ont surtout porté sur la ligne Douai-Arras-Amiens, avec des problèmes liés aux matériels, à la propreté, au manque d’emport de vélos et aux retards, qui ont été aggravés par des évènements extérieurs à la ligne.
Aujourd’hui, on se demande comment cette ligne s’intégrera dans le service express régional métropolitain. Y’aura-t-il plus de trains ?
Parallèlement, la ligne TERGV Arras-Lille est toujours aussi bondée, et il est impossible de trouver une place assise pendant les heures de pointe. Pour la région, on ne peut rien y faire, il est impossible d’ajouter des fréquences supplémentaires. Pour Alexandre Cousin, la solution est pourtant évidente : « Il suffirait d’investir dans un tunnel ou un pont au-dessus des voies, pour augmenter la fréquence ». Et peut-être aussi un peu de volonté politique.
Il n’y a pas non plus d’échos sur la ligne Arras-Dunkerque, pourtant encore plus dégradée que la ligne Arras-Lille.
En résumé, cette première réunion de concertation a été très décevante. Il est clair que le changement ne viendra pas de là. Alors continuons donc à nous mobiliser pour plus de TER et une meilleure qualité des services.
Pour cette réunion, il y avait beaucoup plus d’usagers et d’usagères qu’à Arras, car peut-être que la présence du maire de Templeuve, fortement mécontent suite à la suppression de 17 trains en huit ans, a pu permettre une meilleure communication. La maire de Fretin était également présente, soulignant un consensus sur la nécessité de rétablir plus de trains à la gare de Templeuve, une ville attractive, dont les élu·es et les habitant·es restent dans l’incompréhension de la suppression d’autant de trains.
Julien Poix, présent à cette réunion, a également abordé plusieurs problématiques, dont l’axe Orchies, la saturation des parkings relais, notamment à Saint-Amand-Les-Eaux, qui pose des problèmes d’accessibilité aux gares, et la diminution des fréquences de trains à la gare de Trie le Poirier, près de Valenciennes, desservant pourtant l’université.
Comme dans l’Arrageois, les cyclistes rencontrent des difficultés pour transporter leurs vélos dans les trains en raison du manque de places et d’attaches adaptées, créant des tensions avec les usagers piétons.
Des problèmes d’interconnexion entre les bus et les gares sont signalés, de même que l’absence de services comme le Wifi à bord des trains.
Des inquiétudes ont été exprimées concernant la possible introduction de réservations pour les TER, bien que cela ne soit pas à l’ordre du jour pour l’instant selon Christophe Coulon.
Malgré les remontrances des usagers et usagères, la région reste vague dans ses réponses. Le Vice-Président agit davantage comme un intermédiaire entre la SNCF et les usager·ères que comme un fournisseur de réponses claires.
Les investissements dans le matériel roulant et les ressources humaines sont mis en avant, mais des inquiétudes persistent quant à leur impact sur l’amélioration des services. Les consultations ont souligné le besoin urgent de revoir les choix opérationnels, en rétablissant les services ferroviaires supprimés et en renforçant la coordination entre les différents modes de transport.
Des décisions stratégiques, telles que la suppression de lignes transfrontalières, sont critiquées pour leur contradiction avec les engagements régionaux en faveur du développement du réseau ferroviaire.
En conclusion, ces discussions mettent en lumière l’importance cruciale de repenser et de réinvestir dans le réseau ferroviaire local pour répondre efficacement aux besoins de mobilité des habitants de l’aire urbaine centrale des Hauts-de-France, tout en accompagnant le développement urbain de manière durable et efficace.