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En cette rentrée scolaire, faisons le bilan de l’action du mauvais élève Xavier Bertrand pour les lycées de notre région

5 octobre 2022

Les vagues de chaleur subies par les élèves et les personnels depuis les épreuves du bac et durant tout l’été en annoncent bien d’autres. Cet effet désastreux du changement climatique nous engage à réfléchir et à agir sur les conditions de travail dans les lycées. En commission thématique, nous n’avons eu de cesse de réclamer un plan global d’urgence pour l’isolation des établissements scolaires, étouffants l’été et surchauffés l’hiver, ou au contraire parcourus de courants d’air glacials. Xavier Bertrand reste sourd à nos demandes.

L’isolation des bâtiments scolaires ne saurait aussi se faire sans la transition énergétique. Là encore, Xavier Bertrand brille par son manque d’ambition. Ainsi, quand il communique sur la solarisation des toitures des lycées des Hauts de France, les élu·e·s écologistes sont là pour regretter qu’il n’ait pas fait le choix d’entreprises locales ou de structures participatives et citoyennes. A l’été 2022, le déploiement de la solarisation n’est finalement effectif que dans 5 établissements sur les 76 prévus. C’est indigne de l’urgence climatique à laquelle nous devons faire face.

Les vacances scolaires se terminant, elles ne doivent pas nous faire oublier que les lycées sont des lieux de propagation du virus, et les prévisions des scientifiques montrent que nous n’en avons pas terminé avec l’épidémie de COVID. L’installation de capteurs de CO2 dans les salles de classe associée à une meilleure ventilation est un moyen efficace pour réduire les contaminations et assurer une meilleure qualité de l’air. Les élu·e·s écologistes ont d’ailleurs demandé à ce que la région équipe les lycées. Xavier Bertrand n’y a pas répondu favorablement, et s’est contenté de communiquer sur la distribution de 2 capteurs par établissements, décision évidemment cosmétique et insuffisante.

Préoccupation majeure de cette rentrée, l’inflation va également impacter durablement nos lycées. La hausse moyenne du coût d’un repas est en effet estimée à 10% dans les cantines. A cet effet, nous demandons la mise en place d’un blocage des tarifs dans les cantines et une augmentation des aides aux ménages. Nous ferons plusieurs propositions face à l’inflation et aux conséquences du dérèglement climatiques lors de la prochaine session du Conseil régional des Hauts-de-France.

Yannick Brohard, siégeant à la commission Enseignement et Recherche : “De nombreux leviers existent pour faire de nos lycées des espaces d’avant-garde dans la réponse au défi climatique comme la végétalisation, la débitumisation des lycées, ou la composition des menus de restauration scolaire. Nous avons suggéré de travailler ensemble par-delà les étiquettes politiques sur tous ces sujets. En vain.

La délégation écologiste au Conseil régional des Hauts-de-France.

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